François-Marie Arouet, dit VOLTAIRE
CANDIDE,
ou L’OPTIMISME
Traduit de l’allemand
De Mr. le docteur Ralph
(1759)
(adapté)
avril 2003
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Ê CANDIDE. – Quoi ! c’est vous ! vous vivez ! je vous retrouve au Portugal ! On ne vous a donc pas violée ? On ne vous a point fendu le ventre comme le philosophe Pangloss me l’a assuré ? Ã |
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| É LA VIEILLE. – Montons vite à cheval, quoique je ne puisse me tenir que sur une fesse, et allons à Cadix ! Ä |
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Ê NAUFRAGE ! Ã |
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| É CANDIDE. – Mademoiselle Cunégonde doit me faire l’honneur de m’épouser et nous supplions Votre Excellence de daigner faire notre noce. Ä |
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Ê CANDIDE. –Nous ne demandons que quelques moutons chargés de vivres, de cailloux, et de boue du pays. Ã |
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| É PAQUETTE. – J’ai été obligée de continuer ce métier abominable qui vous paraît si plaisant à vous autres hommes, et qui n’est pour nous qu’un abîme de misère. Ä |
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Ê LE FRÈRE. – Mais je voudrais bien savoir pourquoi ma sœur est dans la cuisine d’un souverain de Transylvanie réfugié chez les Turcs ? Ã |
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| É CANDIDE. –Et moi, à qui il ne reste que cette femme acariâtre et insupportable ? Ä |
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